Les clés pour lutter contre

LES FICHES TECHNIQUES DE LUTTE

La chenille processionnaire du pin

Connaitre le Cycle Biologique de cette chenille urticante nuisible pour mieux la combattre

Le cycle biologique de cet insecte est annuel. On peut le présenter schématiquement en 8 étapes :

  1. À partir de mi-juin, un soir d’été, les papillons de la processionnaire sortent de terre. Mâles et femelles s’accouplent, puis les mâles meurent un ou deux jours après.
  2. La femelle s’envole et dépose entre 70 et 300 œufssur les aiguilles de pin. Puis elle meurt à son tour.
  3. Les chenilles éclosent 30 à 45 jours après la ponte.Elles se nourrissent avec les aiguilles du pin, et sont reliées entre elles par un fil de soie.
  4. Au cours de leur croissance, les chenilles changent de couleur et se couvrent de plus en plus de poils(jusqu’à 1 million).
  5. Les chenilles construisent un abri en soie en automne,sur la branche d’un pin. Elles passent l’hiver dans cet abri, et ne sortent que la nuit pour entretenir leur nid et se nourrir.
  6. Au printemps, la colonie conduite par une femelle quitte l’abri et se dirige vers le sol.C’est la procession de nymphose : toutes les chenilles se tiennent les unes aux autres et se déplacent en longue file. Une file peut compter quelques centaines de chenilles. Au bout de plusieurs jours, elles s’arrêtent dans un endroit bien ensoleillé et s’enfouissent dans le sol.
  7. Deux semaines plus tard,toujours dans le sol, les processionnaires tissent des cocons individuels et se transforment en chrysalides. Elles restent dans cet état pendant plusieurs mois (ou parfois plusieurs années selon les régions).
  8. Au bout de quelques mois, chaque chrysalide se métamorphose en papillon,toujours sous la terre. Et puis un soir d’été, les papillons sortent de terre…

 

Les Risques des chenilles processionnaires pour l’homme et les animaux

Les chenilles processionnaires sont recouvertes de poils qui, dispersés par le vent ou par nous-même (tonte de la pelouse, en essayant de détruire une procession…) peuvent provoquer une irritation chez les personnes et les animaux.

La survenue d’effets sanitaires n’implique donc pas nécessairement un contact direct avec les insectes. L’appareil urticant de la chenille processionnaire se met en place au cours du développement larvaire. À partir du troisième stade larvaire (L3), des poils microscopiques urticants apparaissent progressivement sur la partie dorsale des segments abdominaux. Au dernier stade larvaire, ces plages, dites « miroirs », sont entièrement garnies de poils urticants.

 

Poils urticants au microscope de la processionnaire du pin

 

Ses poils, très légers et fragiles, se détachent très facilement dès que la chenille est inquiétée ou excitée et peuvent être emportés par le vent. Lorsque le poil se brise, dès le premier contact, la substance urticante et allergisante qu’il contient, la « thaumétopoéïne », se libère provoquant des démangeaisons très vives. Ces irritations se caractérisent par des érythèmes ou des éruptions prurigineux accompagnés parfois d’atteintes oculaires ou pulmonaires voire des réactions allergiques, plus graves telles que les œdèmes de Quincke ou les chocs anaphylactiques.

Les poils sont très présents dans les nids définitifs puisque deux mues y sont effectuées et peuvent rester urticantes pendant plusieurs années s’ils sont préservés de l’humidité.

LE PIEGEAGE DES PAPILLONS

La pose de pièges à phéromone de synthèse consiste à attirer les papillons mâles présents sur le secteur pendant l’ensemble de la période de vol, réduisant ainsi les accouplements et le nombre de pontes potentielles.

AVANTAGES ET INCONVENIENTS

Comment poser les pièges ?

Les pièges doivent être installés de manière à quadriller la surface à traiter avec 6 pièges par hectare pour les petits îlots de résineux ou un piège tous les 25 mètres dans un configuration d’arbres d’alignement. A la fin de la période

 

Diagnostic

Pour être efficace et adapté à la lutte future, ce diagnostic et cet accompagnement de la chenille processionnaire se feront :

En été :

Sur la base des relevés des pièges à phéromones. Les quantités de papillons et leur date de capture permettrons en effet de poser un pré-diagnostic pour la saison à venir.

Le piège à phéromones renseignera sur la présence future de l’insecte, des dates probables des futures pulvérisations du Bacillus Thuringiensis ainsi que des futures processions.

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Début de l’automne

Sur la base du comptage des pré-nids. Les pré-nids sont de fines toiles bien moins danse que le nid d’hiver ou bourse de soie. Il faut être attentif cette détection.

Ils nous donneront des renseignements précieux sur l’avancement des stades larvaires et du calage des pulvérisations au BT, ainsi que la pose de nichoirs à mésanges

A la fin de l’automne la présence des nids d’hiver conditionnera la pose des colliers Ecopiège® ou l’échenillage.

Tous ces comptages permettront d’affiner le diagnostic clinique d’une zone et de mettre en place un traitement global incluant la lutte alternative remplaçant tant que possible les pulvérisations. Celle-ci restant réservées aux zones fortement infestées.

Ces programmes seront mis en place, pour garder le nuisible à taux tolérable pour la santé des humains et des animaux domestiques.

Les clés pour lutter contre la PROCESSIONNAIRE DU PIN